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Inondations : gérer les déchets après la crue

 
 
Inondations : gérer les déchets après la crue

L’un des enjeux forts lorsque la décrue survient après les inondations, c’est la gestion des déchets. Avec les déchets venus des habitants qui doivent jeter des choses devenues inutilisables, ceux charriés par les eaux, ceux liés à la protection contre la crue… c’est souvent un énorme souci pour les collectivités tant le volume dépasse ce qui est traité habituellement.

Un guide du ministère en charge de l’écologie reprend les règles de base de la gestion des déchets post catastrophe et permet de s’attaquer de façon cohérente au problème.

Ce qu’il faut faire :

1re étape : créer des zones d’entreposage à l’abri des inondations, avec un premier tri

Ce sont des lieux de dépôt des déchets post-catastrophe destinés aux populations sinistrées. Ces aires doivent pouvoir être mises en œuvre immédiatement par les collectivités pour garder la maîtrise des flux et des risques associés (ex : bacs en bout de rue pour les déchets dangereux) et faciliter l’évacuation des apports spontanés.
Elles sont situées sur les zones étanches de la voirie : trottoirs, parkings, aires de stationnement.
Ces aires de dépose ne sont pas soumises à une réglementation spécifique.
Les aires de dépose permettent de réaliser un premier tri des déchets ; les habitants sont incités à déposer les déchets en séparant :

  • les meubles,
  • les DEEE,
  • les déchets dangereux (médicaments, produits phyto-sanitaires, insecticides, désherbants, déchets diffus spécifiques),
  • les bois et les déchets verts,
  • les déchets non dangereux (métaux, gravats, textile, nourriture).

A savoir : ces aires d’entreposage peuvent rester longtemps en place, il n’existe pas de délais.

2e étape : installer des aires de regroupement :

Dans l’idéal, il est préconisé de séparer le site d’entreposage intermédiaire de niveau 1 en deux espaces :

  • un espace correspondant à l’apport volontaire des déchets par les ménages
  • un espace dédié à l’apport des déchets provenant des aires de dépose ou du déblaiement des routes.

Ces deux espaces sont divisés en cinq zones correspondant aux cinq catégories de déchets triés sur les aires de dépose. La surface des cinq zones varie en fonction du type et de la quantité de déchets produits.
Sur chaque zone, au moins un container par catégorie de déchet est mis en place. Ses caractéristiques sont adaptées à la nature du déchet stocké :

  • déchets dangereux : citernes étanches ou bacs fermés, le tout sur des bacs de rétention dont le volume est conforme à la réglementation en vigueur, notamment le stockage des liquides inflammables. Le stockage est à l’abri des intempéries, correctement ventilé. La compatibilité des produits stockés est également assurée,
  • DEEE, déchets d’équipements électriques et électroniques : bacs étanches,
  • meubles : sur le sol ou dans des containers, des bennes ou des cellules fermées réalisées à partir d’éléments en béton préfabriqués,
  • bois et déchets verts : sur le sol ou dans des containers, des bennes ou des cellules fermées réalisées à partir d’éléments en béton préfabriqués,
  • autres déchets non dangereux : fosses ou cellules pour le stockage des boues afin d’assurer la décantation avec un système de gestion des eaux,
  • sur le sol pour les déchets pelletables.

Pour déclarer ces aires en préfecture, il existe une procédure simplifiée avec une télédéclaration possible (dans la rubrique 2719 des installations classées) : https://psl.service-public.fr/pro_mademarche/DICPE/demarche?execution=e1s1

3e étape :

Envoi des déchets dans les sites de gestion et de traitement des déchets adaptés à chaque catégorie de déchets triés.